Loi sur l'éducation – L'éducation de l'enfance en difficulté


Les principales dispositions qui régissent l'éducation de l'enfance en difficulté en Ontario avaient été intégrées à la Loi sur l'éducation par la Loi de 1980 modifiant la Loi sur l'éducation (projet de loi 82). Par la suite, un grand nombre des dispositions du projet de loi 82 ont été changées ou abrogées par modification apportée à la Loi. Par conséquent, le texte du projet de loi 82 n'a donc qu'un intérêt historique. Mais ses principales dispositions demeurent dans la Loi sur l'éducation, notamment les suivantes :

  • les conseils scolaires doivent offrir (ou acheter à un autre conseil scolaire) des programmes d'enseignement et des services à l'enfance en difficulté pour leurs élèves en difficulté (disposition 7 du paragraphe 170(1));

  • un programme d'enseignement à l'enfance en difficulté est fondé sur les résultats d'une évaluation continue et modifié par ceux-ci en ce qui concerne un élève en difficulté et comprend un plan (aujourd'hui appelé plan d'enseignement individualisé) qui renferme des objectifs particuliers et un plan des services éducatifs qui satisfont aux besoins de l'élève (paragraph 1(1));

  • le ministre assume les responsabilités suivantes [paragraphe 8(3)] :
    • exiger que les conseils scolaires mettent en œuvre des méthodes d'identification précoce et continue de l'aptitude à apprendre et des besoins des élèves;
    • définir les anomalies des élèves, établir des classes, groupes ou catégories d'élèves en difficulté et exiger que ces définitions soient utilisées par les conseils scolaires;
    • prévoir, pour les parents, un processus d'appel des décisions sur l'identification et/ou le placement dans un programme de l'enfance en difficulté;
    • s'assurer que des programmes et services pour l'enfance en difficulté sont offerts sans frais par les conseils scolaires à leurs élèves en difficulté;

  • un tribunal de l'enfance en difficulté de l'Ontario est constitué, chargé de rendre une décision finale et exécutoire en cas de désaccord entre une mère ou un père et le conseil scolaire au sujet de l'identification ou du placement d'une ou d'un élève en difficulté.